Depuis plusieurs années, l’or demeure le métal le plus apprécié en raison de son caractère inaltérable, de son éclat et de l’image qu’il véhicule. Réservé auparavant à l’orfèvrerie, ce bon conducteur électrique est dernièrement utilisé par de nombreuses industries, en particulier les industries informatiques. Le métal jaune forme aussi une part importante des réserves monétaires des banques centrales.

Tous ces facteurs font que ce minéral attire de nombreux acheteurs à travers le monde, d’où la constitution des marchés. Le métal jaune s’échange maintenant sur les marchés boursiers qui déterminent son prix, actuellement assez cher.

Les principaux marchés mondiaux de l’or

Le métal jaune se négocie aujourd’hui sur les principaux marchés des métaux précieux du monde. La localisation de ces marchés de transaction est liée à la répartition géographique des gisements, c’est-à-dire à la production aurifère.

Première place de cotation et de négociation de l’or sous forme physique, Londres est surtout la place de négociation des productions sud-africaines et russes. Sur cette place historique, la transaction est assurée par de prestigieux négociants représentant les banques. En dehors du London Bullion Market, les productions africaine et européenne se négocient aussi sur le marché de Zurich. En distribuant chaque année près de 1000 tonnes d’or raffiné, cette place est devenue le premier fournisseur d’or au monde.

Second plus gros producteur d’or du monde, les Etats-Unis proposent leur production sur la place new-yorkaise. Celle-ci forme avec Toronto les principales places de négociation de la production aurifère nord-américaine. Enfin, les productions des autres pays dotés de grands gisements comme l’Australie, la Chine, l’Indonésie, … se négocient sur le marché, soit de Tokyo (TOCOM), soit de Hong-Kong, soit de Singapour.

En dehors de ces grandes places boursières, la distribution de l’or se fait également sur plusieurs marchés régionaux comme Dubaï, Johannesburg, Luxembourg, etc. … A Paris, la négociation de l’or concerne strictement l’or sous forme de papier depuis 2005. A l’inverse de grands négociants, les particuliers et les autres utilisateurs effectuent leur échange d’or avec des entreprises de négoce.

Les différentes formes de l’or négociable sur le marché

Les principaux marchés du métal jaune à travers le monde ont chacun leurs spécificités. Cela implique que les formes de métaux négociés sont différentes en fonction des places. Si la place londonienne est le lieu de négociation de l’or sous sa forme physique, les marchés new-yorkais et parisien sont spécialisés dans la cotation sous forme de papier. Le Commodity Exchange of New York et le New York Mercantile Exchange sont en fait les lieux de cotation de contrats à terme du métal jaune.

Mis à part la différence entre les marchés des deux principales formes de l’or, les places boursières spécialisées dans l’or physique présentent également leurs propres particularités. Si certains marchés enregistrent la cotation des monnaies, d’autres négocient exclusivement avec des lingots. Cela veut dire que la cotation des marchés peut s’opérer soit avec des lingots, soit avec des pièces. Ces dernières peuvent être des napoléons, des souverains, des dollars en or, des pièces suisses et Reich Mark. Comme les pièces, les lingots cotés en Bourse ont des formes très diverses selon les places et les pays. Sur le marché de gros londonien, la négociation s’opère notamment avec le lingot monétaire de 12,5 kilogrammes. En revanche, les marchés nationaux ou régionaux se négocient avec des lingots de taille plus petite. Les lingots ont donc une taille qui varie entre un kilogramme et les lingotins, la plus petite, en passant par les 500 et 250 grammes, etc. Toutefois, la plupart des marchés utilise la barre de un kilogramme comme unité de négociation.

Le prix de l’or sur les marchés

Sur les marchés mondiaux des métaux précieux, la fixation du prix de l’or se fait en faisant appel à une unité appelée once qui est égale à un peu plus de 31 grammes. La valeur de cette unité s’exprime ensuite en dollars américains ou en euros. A l’heure actuelle, elle tourne autour de 850 dollars. Ce prix mondial enregistre depuis quelques années une hausse constante. De 300 dollars en 2001, il a atteint 600 dollars en 2005 avant de battre le record cette année. Les analystes du marché aurifère prédisent même une hausse jusqu’à l’horizon 2012. Cette tendance haussière provient de l’interaction de plusieurs facteurs qui déterminent le prix. Parmi eux, il y a avant toutes les demandes, l’évolution des stocks d’or des banques centrales, les coûts de production et la spéculation. Outre ces derniers, d’autres facteurs jouent également un rôle déterminant sur le cours du métal jaune.