Orfévrerie


La vie des êtres humains n’est pas toujours de tout repos du fait qu’ils sont à la recherche incessante de la richesse matérielle et spirituelle. Si l’or est un symbole de la richesse matérielle, la religion affiche la richesse spirituelle. Mais il faut dire qu’ils ont fait route ensemble depuis le début de leur existence. Ils sont, en fait, associés.

L’or durant l’antiquité et chez les bouddhistes

L’or, de par sa composition, est inaltérable, il est très prisé pour sa rareté et pour la charge symbolique qu’il représente. Et bon nombre de religion l’associe à leurs croyances religieuses. Les Egyptiens de l’Antiquité ont accordé un intérêt obsessionnel pour l’éternité et ils considéraient l’or comme étant la chair des dieux. Le pharaon était idéalisé de ses disciples, ils l’identifiaient aux étoiles, et quand il mourut, ils sont allés jusqu’à lui fabriquer des masques funéraires en or pour mémoriser éternellement son visage. Toujours en parlant d’or et de religion, le masque d’or du Pharaon Tontankhammon était fabriqué avec 11 kilogrammes d’or massif, et dans son tombeau, on a découvert plus d’une tonne d’or pur. Les Bouddhistes sont de fervents croyants, et la plus grande statue d’or massif du monde leur est associée, elle se trouve à Bangkok, avec une hauteur phénoménale de trois mètres, et elle est composée de cinq tonnes et demi d’or. Les Bouddhistes Tibétains, une des branches du bouddhisme chinois, ne sont pas en reste. Lors de la réfection du Palais de Potala, en plus des millions d’argent dépensés par l’état tibétain ainsi que des perles et des bijoux, ils ont utilisé cent onze kilogrammes d’or.

L’or et le christianisme

Les chrétiens se sont aussi servis de l’or pour mettre en valeur leurs croyances. Dans le livre de l’Exode, il y avait le veau d’or qui symbolisait l’idolâtrie. Dans le temple de Jérusalem, plusieurs objets étaient faits en or : il y avait un ménorah, des coupes et une arche d’alliances, tous en or. Dans le Nouveau Testament, il est écrit que les mages d’Orient ont offert de l’or au Petit Jésus à sa naissance. Et l’histoire du christianisme relate encore d’autres faits : il est dit dans le livre de l’Apocalypse que le Christ apparaît à Jean, entouré de sept chandeliers en or, et qu’un ange y verse de l’encens avec une pelle en or. La religion associe l’or à l’éternité, qui en tant que telle, est inaltérable et éternelle. Il a la couleur dorée et éclatante du soleil, et cela lui confère un pouvoir divin. En quelque sorte, l’or est un mythe, il est considéré comme la lumière de Dieu, et témoigne de sa présence dans le monde. Il est le symbole de la dignité, de la divinité par excellence.

Représentation de l’or dans les diverses religions

Tout compte fait, dans la religion chrétienne, tout autant que dans les cultures juives, et dans les croyances bouddhistes, l’or représente la dignité de la divinité. L’art religieux se présente souvent comme les statues des saints et des anges, dont la tête est entourée d’or en forme de nimbe. Et comme l’or est la lumière de Dieu, il est aussi présent dans les oeuvres d’art chrétiennes occidentales, dont ils sont les fonds, comme les mosaïques de Ravenne ou de Palerme. Dans la plupart des religions, l’or est donc considéré comme le symbole par excellence de l’existence de l’éternité, mais selon les formes que chaque religion lui accorde. Il est inaltérable, et représente la vie éternelle que les religions prêchent. Il est éclatant, rayonnant et lumineux comme le soleil, et cela représente la divinité de son existence. Il est le symbole de la richesse matérielle. Les gens qui possèdent plusieurs bijoux en or sont considérés comme des richissimes, et il en existe même, qui ont des lingots et des tonnes en réserve. Mais, en même temps il est aussi le symbole par excellence de l’existence des religions dans la société. Le christianisme, le bouddhisme, et les croyances juives l’utilisent pour représenter leur adoration et leur foi. Il est présenté sous diverses formes, mais étant inaltérable, on reconnaît toujours l’importance de la valeur qu’on compte lui attribuer.

Et pourtant, il existe tout de même des croyances qui séparent l’or de leur religion. Cette situation est surtout propre aux sectes. Comme, en général, ils n’ont déjà pas un lieu spécifique, comme une église ou des monastères, ils le considèrent comme une atteinte à la foi. Aucun de leur membre ne peut porter un objet en or, si petit qu’il soit. Ils interdisent toute utilisation d’objet fabriqué à partir de cette matière, que ce soit un bijou ou toute autre chose. Ce cas devient de plus en plus fréquent, étant donné que les sectes commencent à émerger et à envahir le monde religieux. Mais les religions conventionnelles arborent toujours aussi fièrement le symbole de leur foi.

L’or est l’un des métaux précieux les plus convoités du monde. Sa rareté et son éclat ont traversé le temps depuis l’antiquité égyptienne. Ce qui veut dire que sa première utilisation remonte à très loin dans le temps. Ce métal précieux n’est toutefois associé à l’art qu’à partir de l’époque victorienne. Dès lors, son utilisation s’est inspirée de plusieurs courants artistiques.

A l’heure actuelle, le métal jaune est utilisé dans beaucoup d’arts dont la sculpture et l’art décoratif. Toutefois, il constitue le matériau de base pour deux arts à savoir la joaillerie et l’orfèvrerie.

L’or dans la joaillerie

Dans la joaillerie, l’or est utilisé pour obtenir une multitude de formes et de figures. Il est de ce fait utilisé pour créer des bijoux, des médailles et divers objets de luxe tant pour hommes que pour femmes. Ces bijoux en or peuvent être des colliers, des bracelets, des boucles d’oreilles, des bagues, des pendentifs, des pectoraux, des anneaux, des diadèmes, etc. En ce qui concerne les objets de luxe, ils peuvent prendre la forme de montre, de stylo ou de broche pour enrichir les vêtements, ainsi que de ceinture et autres accessoires.

Afin d’exploiter au maximum la somptuosité et la valeur de l’or, les joailliers se servent de diverses techniques. Outre ces techniques, ils font aussi appel à d’autres matériaux précieux tels que l’ivoire et les pierres précieuses. L’émeraude, le grenat, le rubis, le saphir, l’améthyste et le diamant sont en fait associés à l’or pour lui donner encore plus de brillance.
La joaillerie utilise rarement l’or pur, c’est-à-dire l’or à 24 carats. Ce dernier a la réputation d’être difficile à manier ou à travailler. Par conséquent, les joailliers se servent particulièrement de l’or à 18 carats dont la teneur en or fin de l’alliage est de 75 %. Selon ces artistes, ce type de matériau permet d’obtenir un meilleur résultat et une bonne tenue mécanique des bijoux ou d’objet de décoration. Pour que l’or soit à 18 carats, les joailliers associent leur matériau à d’autres métaux tels que l’argent, le cuivre, le nickel, le fer et l’aluminium. Mise à part la facilité de maniement qu’elle offre, cette association a également pour but de donner de la couleur qui fait le charme et l’originalité du métal jaune. La couleur classique de l’or, c’est-à-dire le jaune, s’obtient par exemple avec un mélange de 75 % d’or pur, 12,5 % d’argent et 12,5 % de cuivre.

Pour les autres couleurs, les joailliers utilisent toujours la même quantité d’or, c’est-à-dire 75 %, mélangée à d’autres métaux. L’or vert s’obtient en utilisant l’or pur et une quantité d’argent pur qui équivaut à 25 % de l’ensemble. Ensuite, le fameux or blanc est obtenu à partir de l’or pur et du nickel. L’ensemble de ces deux éléments principaux doit former 87 % de l’alliage dont 75 % d’or et 12 % de nickel. Les restes sont respectivement formés de cuivre à 8 % et de zinc à 5 %. L’or rouge quant à lui, résulte du mélange d’or pur à 75 % et de cuivre rosette à 25 %. Par ailleurs, l’or rose se fabrique avec 75 % d’or pur, 19 % de cuivre et 6 % d’argent. Comme l’or rose, le métal de couleur violet fait appel au cuivre. Il est cependant principalement composé d’or et d’aluminium. Pour plus de couleurs, les joailliers se servent aussi de 75 % d’or pur associé à 15 % de palladium et 10 % d’argent pour avoir l’or gris. Enfin, la dernière couleur susceptible d’être obtenue avec l’or est le bleu. Ce dernier est le résultat de 75 % d’or pur mélangé avec 25 % d’alliage de fer.

La mise en valeur de l’or dans l’orfèvrerie

Comme en joaillerie, l’or est utilisé sous ses différentes formes dans l’orfèvrerie. Autrement dit, cet art « mineur » se sert surtout de l’or à 18 carats avec toutes ses variantes. L’orfèvrerie travaille ainsi l’or pour concevoir toutes sortes d’objets de luxe aussi bien pour la maison que pour les lieux de culte.

Pour dorer les boiseries et les ferronneries, l’or est modelé sous forme de feuille. Ce même procédé s’emploie pour la dorure des livres. L’orfèvrerie exploite l’or pour la création des vaisselles précieuses et des objets de cultes ou l’assemblage des reliques pour les sanctuaires. Dans le passé, elle utilise également l’or pour la fabrication des armes. Afin de réaliser les merveilleux objets qui ornent les palais ou les sanctuaires, cet art fait appel à diverses techniques. Parmi ces dernières, il y a la ciselure, le repoussé, l’estampage, la gravure, le repercé ou découpage à jour et enfin le poinçonné.