Archive for décembre 9th, 2008

Depuis plusieurs années, l’or demeure le métal le plus apprécié en raison de son caractère inaltérable, de son éclat et de l’image qu’il véhicule. Réservé auparavant à l’orfèvrerie, ce bon conducteur électrique est dernièrement utilisé par de nombreuses industries, en particulier les industries informatiques. Le métal jaune forme aussi une part importante des réserves monétaires des banques centrales.

Tous ces facteurs font que ce minéral attire de nombreux acheteurs à travers le monde, d’où la constitution des marchés. Le métal jaune s’échange maintenant sur les marchés boursiers qui déterminent son prix, actuellement assez cher.

Les principaux marchés mondiaux de l’or

Le métal jaune se négocie aujourd’hui sur les principaux marchés des métaux précieux du monde. La localisation de ces marchés de transaction est liée à la répartition géographique des gisements, c’est-à-dire à la production aurifère.

Première place de cotation et de négociation de l’or sous forme physique, Londres est surtout la place de négociation des productions sud-africaines et russes. Sur cette place historique, la transaction est assurée par de prestigieux négociants représentant les banques. En dehors du London Bullion Market, les productions africaine et européenne se négocient aussi sur le marché de Zurich. En distribuant chaque année près de 1000 tonnes d’or raffiné, cette place est devenue le premier fournisseur d’or au monde.

Second plus gros producteur d’or du monde, les Etats-Unis proposent leur production sur la place new-yorkaise. Celle-ci forme avec Toronto les principales places de négociation de la production aurifère nord-américaine. Enfin, les productions des autres pays dotés de grands gisements comme l’Australie, la Chine, l’Indonésie, … se négocient sur le marché, soit de Tokyo (TOCOM), soit de Hong-Kong, soit de Singapour.

En dehors de ces grandes places boursières, la distribution de l’or se fait également sur plusieurs marchés régionaux comme Dubaï, Johannesburg, Luxembourg, etc. … A Paris, la négociation de l’or concerne strictement l’or sous forme de papier depuis 2005. A l’inverse de grands négociants, les particuliers et les autres utilisateurs effectuent leur échange d’or avec des entreprises de négoce.

Les différentes formes de l’or négociable sur le marché

Les principaux marchés du métal jaune à travers le monde ont chacun leurs spécificités. Cela implique que les formes de métaux négociés sont différentes en fonction des places. Si la place londonienne est le lieu de négociation de l’or sous sa forme physique, les marchés new-yorkais et parisien sont spécialisés dans la cotation sous forme de papier. Le Commodity Exchange of New York et le New York Mercantile Exchange sont en fait les lieux de cotation de contrats à terme du métal jaune.

Mis à part la différence entre les marchés des deux principales formes de l’or, les places boursières spécialisées dans l’or physique présentent également leurs propres particularités. Si certains marchés enregistrent la cotation des monnaies, d’autres négocient exclusivement avec des lingots. Cela veut dire que la cotation des marchés peut s’opérer soit avec des lingots, soit avec des pièces. Ces dernières peuvent être des napoléons, des souverains, des dollars en or, des pièces suisses et Reich Mark. Comme les pièces, les lingots cotés en Bourse ont des formes très diverses selon les places et les pays. Sur le marché de gros londonien, la négociation s’opère notamment avec le lingot monétaire de 12,5 kilogrammes. En revanche, les marchés nationaux ou régionaux se négocient avec des lingots de taille plus petite. Les lingots ont donc une taille qui varie entre un kilogramme et les lingotins, la plus petite, en passant par les 500 et 250 grammes, etc. Toutefois, la plupart des marchés utilise la barre de un kilogramme comme unité de négociation.

Le prix de l’or sur les marchés

Sur les marchés mondiaux des métaux précieux, la fixation du prix de l’or se fait en faisant appel à une unité appelée once qui est égale à un peu plus de 31 grammes. La valeur de cette unité s’exprime ensuite en dollars américains ou en euros. A l’heure actuelle, elle tourne autour de 850 dollars. Ce prix mondial enregistre depuis quelques années une hausse constante. De 300 dollars en 2001, il a atteint 600 dollars en 2005 avant de battre le record cette année. Les analystes du marché aurifère prédisent même une hausse jusqu’à l’horizon 2012. Cette tendance haussière provient de l’interaction de plusieurs facteurs qui déterminent le prix. Parmi eux, il y a avant toutes les demandes, l’évolution des stocks d’or des banques centrales, les coûts de production et la spéculation. Outre ces derniers, d’autres facteurs jouent également un rôle déterminant sur le cours du métal jaune.

En terme technique de la bijouterie, on dit alliage quand il s’agit de mélanger un métal avec un autre ou plusieurs métaux dans le but de le rendre plus dur et facile à manipuler. Certains métaux comme l’or sont difficiles à traiter à l’état pur et c’est la raison pour laquelle on le mélange avec d’autres métaux. Ainsi, afin de pouvoir lui donner divers aspects comme la couleur ou la dureté, on le rallie avec de l’argent ou du cuivre, du zinc et du nickel ou du palladium.

Terminologie

Quand on parle d’alliage d’or, on a tout de suite tendance à penser à sa pureté et à son poids qui est mesuré en carat. Le mot « carat » vient du mot « caroube » qui désigne, en fait, le fruit d’un arbre appelé « caroubier » et dont les graines seraient toutes du même poids, d’environ 200 milligrammes. La valeur de l’or en carat dépend de la composition du mélange de l’alliage. Donc, plus l’or a beaucoup de carats, plus sa pureté est homogène. Il est en fait bon de savoir que l’or à 24K présente 99,9% d’or pur tandis que celui à 9K (même si on ne l’appelle qu’alliage de l’or) contient seulement de l’or pur à 37,5% et le reste est composé de cuivre et de zinc. Le but de l’alliage de l’or est bien sûr de lui donner une certaine dureté et de lui doter différentes variétés de couleurs afin que des opportunités puissent être offertes à ceux qui ne peuvent se permettre d’acheter de l’or pur à un prix très élevé, comme l’or à 24K.

Types d’alliages d’or

Obtenus à partir des différentes compositions des alliages d’or, on a aussi plusieurs types d’or dont entre autres l’or jaune qui peut avoir différentes caractéristiques. Il peut être de 18K, c’est-à-dire composé de 75% d’or, de 18% d’argent et de 7% de cuivre. Ce type d’or est le plus utilisé dans le monde car il possède une excellente coulabilité et on peut le travailler en joaillerie pour fabriquer des bijoux ou en dentisterie pour les prothèses dentaires. Sa dureté est de 103.

On appelle également or jaune l’or à 20 carats. Dans ce cas, la teneur en or pur est de 82,50%, en palladium 1%, en argent 10,50% et en cuivre 6%. Malgré sa biocompatibilité, sa dureté est faible car elle est de 87 par rapport à celui à 18 carats. La joaillerie et la dentisterie sont les domaines où on utilise aussi ce type d’or.

L’or à 22 carats est également appelé or jaune à cause de la teneur en or pur qui s’élève à 91,60% contre 5,70% en argent et 2,70% seulement en cuivre. Plus elle contient de l’or, plus la densité diminue car elle peut arriver à 50. Ce type d’or est utilisé pour les éléments prothétiques de type inlay onlay. Dans les pays asiatiques et en Inde, ce type est très populaire car les gens pensent avoir plus de valeur en en possédant en quantité. A part l’or jaune, on a l’or rose ou l’or gris dont les teneurs en or pur sont les mêmes à 75%. Le taux d’alliage est différent et c’est cela qui fait la différence de couleur. Pour l’or rose, on a 5% d’argent et 20% de cuivre tandis que l’or gris présente plus de palladium (15%) que d’argent (10%). L’or rouge est composé de 94,5% d’or, 5,5% de cuivre et pas d’argent. L’or citron a 94,5% d’or pur et 5,5% d’argent sans cuivre.

L’or blanc français est de 20% d’or et 80% d’argent. On l’appelle quand même or blanc même si c’est l’argent qui domine. En Europe, on trouve la même quantité d’or et d’argent dans l’or blanc, c’est-à-dire 50%. Certains éléments comme le nickel sont interdits actuellement pour l’alliage en Europe car ils sont considérés comme source d’allergie pour certaines personnes.

Le plaqué or

Les plaqués or se font par dissolution de l’or dans de l’eau par un courant électrique. Le liquide obtenu est utilisé pour couvrir ou vernisser le bijou souhaité pour lui donner un éclat doré ou une surbrillance en or. Donc, c’est juste la couche supérieure du bijou qui est teintée en or. Actuellement, les bijoutiers acceptent également de faire l’alliage de l’or avec plus de métaux comme le cuivre ou le zinc selon le consentement de ses clients afin que ces derniers, de classe moyenne, puissent se procurer des bijoux en or même si ce dernier est à faible teneur.