Archive for décembre 10th, 2008

Auparavant, l’exploitation minière se faisait à partir d’exploitation des dépôts rocheux secondaires ou alluviaux ou par le dragage des rivières. Grâce à la technologie, des appareils détecteurs de métal sont utilisés sur le périmètre minier avant toute exploitation afin de déterminer s’il existe ou non de l’or sur la surface. Ensuite, des études minéralogiques et des études de la terre sont faites pour connaître les différentes caractéristiques et le genre d’exploitation faisable sur le périmètre : exploitation à ciel ouvert ou souterraine. Ces critères touchent surtout la nature, la profondeur, la teneur, la taille et l’état environnant des roches.
Apparemment, les extractions souterraines donnent des produits de qualité supérieure par rapport à ceux extraits à ciel ouvert. Une nouvelle extraction peut même se faire sur une ancienne pour pouvoir détecter d’autres minéraux.
Extraction à ciel ouvert

Pour la méthode d’extraction à ciel ouvert, la sécurité est avant tout l’objectif primordial de l’exploitation du fait que le degré de la pente et des gradins doit assurer l’accès aux roches. En outre, les terrains qui ne sont pas nécessaires et qui recouvrent la surface de la mine doivent être remblayés de côté pour donner éventuellement une voie libre aux engins de travail. Le forage et l’utilisation d’explosifs pour détruire le dépôt peuvent également avoir lieu au cas où le minerai serait dur et difficile à travailler.

Extraction souterraine

Le choix d’une extraction souterraine se fait dans le but d’avoir un meilleur contrôle et un meilleur rendement du produit du point de vue qualité et quantité. Il est vrai que l’extraction se fait après le forage ou l’explosion des gradins. On procède par la suite au pompage afin d’enlever l’eau pour extraire librement les minerais. Le broyage du minerai s’ensuit pour pouvoir discriminer les différents produits. Il existe trois méthodes utilisées pour cette extraction de l’or.

En premier lieu, on a la méthode gravitaire. Comme son nom l’indique, elle consiste à distinguer l’or à partir de sa densité plus lourde que celle des autres minerais. Elle consiste en la construction de placers alluviaux pour faire couler les particules et comme l’or est lourd, il reste au fond et les autres particules seront éliminées.

La deuxième méthode est l’amalgamation qui est une méthode très rupestre. Ainsi, le mercure et l’or sont mélangés puis mis au four afin de pouvoir récupérer le mercure. L’or reste avec les autres particules qui ont les mêmes caractéristiques que lui. Les inconvénients sont que la quantité d’or récupérée dépasse de peu les 50%. Le mercure est réputé être un produit toxique qui nuit à l’environnement. Cette méthode artisanale est utilisée dans les pays d’Afrique ou en Amazonie, c’est-à-dire dans les pays en voie de développement où la fièvre de l’or fait encore rage sans que les gens prennent en considération leur santé, et ce pour l’exploitation de l’or.

La troisième méthode est celle par cyanuration. Cette fois-ci, les particules d’or sont dissoutes dans du cyanure de sodium dont l’utilisation est uniquement permise dans les grandes usines soumises à des normes strictes. On ajoute de la chaux à la solution pour que le pH soit égale à 9 et pour éviter la transformation du cyanure en poison mortel. Puis, le liquide sera désoxygéné et mélangé avec du zinc en poudre ou du charbon actif, pour être à la fin filtré. Par la suite, le produit sera fondu dans un four et coulé en barres. En Australie, on utilise du charbon actif à la place de poudre de zinc. Dans le cas où le minerai d’or contient d’autres particules comme l’antimoine ou du sulfure de métaux, on utilise d’autres solutions que le cyanure comme la thio-urée.

Raffinerie

Vu que les produits issus de la mine sont encore impurs, il faut les travailler dans une raffinerie pour être fondus une nouvelle fois et mélangés avec du chlore. S’il y a encore d’autres particules, ces dernières vont par la suite flotter dessus à cause de la température pour pouvoir être retirées du creuset. L’or pur obtenu sera transformé en lingots qui pourront être utilisés au niveau des marchés internationaux.

Situation à Madagascar

A Madagascar, l’exploitation de l’or se fait encore de façon traditionnelle et artisanale. En plus du manque de matériels et de personnel compétent, les petits exploitants dont la plupart sont des paysans, se satisferont d’une méthode de broyage des particules au bord des rivières. Cette filière nécessite encore beaucoup d’efforts à entreprendre si l’on veut que la filière aurifère devienne une bonne source d’argent pour la population.

L’or est un métal très convoité des hommes depuis sa découverte. Selon les historiens, on aurait découvert ce métal précieux depuis l’Antiquité. Qui d’entre nous n’a pas encore entendu parler de l’histoire du mythique roi Midas, ce légendaire roi de Phrygie qui avait reçu le don de changer tout ce qu’il touchait en or, ou encore de la pierre philosophale qui pouvait métamorphoser de simples objets métalliques en or massif. Dans cet article, nous allons plutôt nous pencher sur les propriétés physiques de l’or que sur son historique, mais là encore, on risque de faire couler beaucoup d’encre.

Propriétés de l’or

Connu sous le symbole Au, l’or ne représente pour les physiciens qu’un métal jaune facilement modelable ayant une masse atomique de 196,9655 g.mol-1, une masse volumique égale à 19,3 g.cm-3 et qu’on peut fusionner à une température de 1062°C. L’or est un métal qui peut être porté à ébullition si vous le faites chauffer à plus de 2000°C, une assez forte température. Il a un rayon atomique de 0,144 nm et un rayon ionique de 0,137 nm (1). Sa configuration électronique est de l’ordre de [Xe] 4f14 5d10 6sl et son potentiel standard est de 1.68 V (Au /Au). Après avoir fait un petit survol des propriétés physiques de l’or, on va maintenant passer au peigne fin ses caractères chimiques. L’or est principalement composé par l’acide chloraurique ou le (HAuC14) et le chlorure aurique connu sous le symbole chimique de (AuC13). Pour les composants de moindre importance, on retrouve l’acide nitrique qui, combiné avec de l’acide chlorhydrique, peut donner naissance au regia d’aqua. L’or est quasiment inoxydable. Toutefois, il peut être dissous par l’eau Régale, une mixture de plusieurs acides. Ce métal précieux peut également être facilement altérable si on le met en contact avec du cyanure. Surtout, ne tentez pas l’expérience, parce que vous risquez de le regretter. Pour ce qui est de la solubilité de l’or, l’opération est très bien possible mais encore un peu difficile à démontrer. Pour l’instant, on va se contenter d’un petit aperçu global du sujet.

Solubilité des complexes d’or

La solubilité des complexes d’or peut être favorisée par l’acidité de l’eau et peut être très mobile sous des conditions alcalines. Toutefois, ce ne sont que des visions globales. Si vous voulez en connaître un peu plus sur ce métal précieux, sachez que l’or doit toujours être mélangé à d’autre métaux pour qu’on puisse le travailler, et là encore, c’est une toute autre histoire. Une proportion minimum d’or doit être contenue dans l’alliage pour qu’on puisse appeler l’or un joyau. Le contenu minimum légal d’or dans le mélange doit être de l’ordre de 750/1000. Cette mesure est devenue une référence en matière de joaillerie d’où les qualifications de l’or par carat. Notons que 18 carats équivalent à une proportion de 750/1000. Plusieurs appellations ont alors pris forme depuis. On a l’or jaune, l’or blanc et l’or gris. Les trois différents mélanges ont tous une teneur en or égale à 75 % mais le reste de leurs composants ne sont pas les mêmes. L’alliage de l’or avec d’autres métaux peut être régi par des règles et des principes biens fixés, mais l’artiste joaillier ou le batteur d’or est libre de travailler ce métal précieux selon ses propres inspirations. De ce fait, la teneur en or de chaque alliage peut varier selon le travailleur ou le batteur. Il est vrai que porter de l’or sur soi est très agréable. Vous vous posez peut-être des questions sur les effets que pourrait avoir l’or sur votre santé ? Pour tout vous dire, aucun effet nuisible n’a été jusque-là remarqué, mais faites tout de même attention à ne pas inhaler de la poussière d’or parce que vous risquez d’avoir des irritations. Quant à ses effets sur l’environnement, l’or n’est pas considéré comme un élément qui lui est néfaste. Sur ce point donc, les écologistes n’auront aucun souci à se faire.