Archive for décembre 15th, 2008

L’or, ce métal de couleur jaune, a été découvert par les hommes des siècles avant la naissance du Christ. C’est un élément précieux de forte densité et ayant une durée de vie très longue puisque les archéologues trouvent encore de nos jours des objets en or qui ont été fabriqués du temps des Pharaons. L’or se trouve dans les rivières, mélangé avec le sable stocké dans le lit de ces rivières.

Localisation des rivières aurifères

Les rivières aurifères sont celles qu’on retrouve souvent dans les continents à importante concentration en cours d’eau. On peut entre autres citer l’Amérique du Sud et l’Afrique, mais les Etats-Unis et l’Europe ne sont pas en reste. Récemment, on a également publié les noms de plusieurs rivières aurifères en France. D’une manière générale, comme l’or est un matériau
lourd, il git dans le fond des rivières. Les gisements alluvionnaires concentrés en or se retrouvent dans les endroits où le courant est quasi-inexistant. L’or peut être également incrusté dans les rochers sur un cours d’eau et il est arrivé que des dépôts aient été trouvés sur les plages proches de l’embouchure d’une rivière qui se jette dans la mer.

L’exploitation de l’or dans les rivières aurifères

Cette activité se nomme l’orpaillage. Grâce au développement de la technologie, les orpailleurs disposent actuellement d’un matériel puissant qui permet d’accélérer le travail par l’utilisation d’une forte pression d’eau pour séparer rapidement les dépôts d’or en paillettes ou en pépites du sable auquel ils sont mélangés. La méthode traditionnelle, très utilisée malgré la technologie, consiste à recueillir de la boue du fond de la rivière avec une pelle. On verse ce mélange dans un tamis qu’on immerge dans l’eau pour éliminer les éléments légers. On enlève ensuite les déchets de racine et les graviers. On plonge le tamis dans l’eau calme pour ne pas en perdre le contenu et on le secoue pour séparer les éléments à différentes densités. On répète cette opération autant de fois jusqu’à ce que l’or devienne visible à l’œil nu. L’or étant le plus lourd, il reste normalement au fond du récipient. On le récupère finalement à l’aide d’une pissette.

Les avantages économiques de l’exploitation des rivières aurifères

L’exploitation de ces gisements naturels demande une importante mobilisation humaine pour la manipulation des outils de travail tels que la pelle et le tamis. Ces activités créent des emplois pour les riverains et peuvent améliorer leurs conditions de vie grâce aux revenus qu’ils en tirent. Par ailleurs, l’or est donc une ressource de valeur. Le prix de vente et les taxes qui s’y rapportent peuvent augmenter favorablement les ressources financières de la région ou du pays où il se trouve. Finalement, l’existence des rivières aurifères est un puissant levier pour les activités touristiques. Ainsi, les parcs protégés pourvus des rivières aurifères se multiplient pour accueillir et guider les touristes passionnés de la nature voulant découvrir le métier d’orpaillage comme activité de distraction.

Les dangers qui se rapportent à cette activité

Ces activités comportent des risques pour l’environnement. En effet, les méthodes d’extraction nécessitent parfois de creuser le lit des rivières. Cela peut perturber le passage de l’eau, abîmer les berges et favoriser l’érosion. D’autre part, étant donné le besoin massif en main-d’œuvre, l’exploitation humaine s’en trouve favorisée dans les régions pauvres car les ouvriers sont payés avec un salaire en dessous des normes établies. Les enfants seront également tentés de se mettre très tôt au travail. Cela peut perturber leur programme scolaire avec des impacts négatifs sur leur avenir. Le cas de la Guyane est souvent cité à cause d’une ruée vers l’or qui entraîne des conflits entre ouvriers. Finalement, les études techniques montrent que l’exercice de cette activité a des impacts néfastes sur la santé des hommes à cause des produits qu’on utilise lors de son traitement comme par exemple le recours au mercure pour obtenir de l’or de haute qualité. Vu le poids économique de l’activité d’orpaillage et la valeur sentimentale et historique associée à l’or, on ne peut complètement interdire l’exploitation de ces rivières aurifères. Toutefois, les exploitants doivent convenir des mesures à prendre pour faire face à ces problèmes et adopter un comportement responsable. Il est important de mettre en place une série de règlements qui régiraient les métiers ayant trait à l’environnement, le travail des enfants, la santé et les droits de l’homme.

L’or est un métal de couleur dorée qui est reconnu pour sa valeur. On l’utilise pour fabriquer des bijoux mais il sert également dans d’autres procédés médicaux et dans l’industrie électronique. L’or a été découvert pendant la période de la Préhistoire. Plusieurs savants ont essayé de reconstituer sa formule chimique à partir d’autres éléments, mais cette variante n’a pas connu le succès attendu compte tenu de son prix trop élevé par rapport à l’or naturel.

L’or se distingue des autres métaux car il brille facilement quand on le gratte et c’est un élément très résistant. Il se présente en pépites ou en paillettes.

Les pépites d’or, un bien précieux mondial

La pépite d’or est une masse d’or de forme irrégulière. La taille d’une pépite varie considérablement puisqu’elle peut aussi bien se mesurer en millimètre que peser des dizaines de kilos (27,2 kg pour la pépite découverte en Australie en 1980). Elle vaut deux fois plus cher que l’or ordinaire parce qu’il est plus difficile de la trouver et sa vente peut rapporter beaucoup
d’argent. Les pépites se retrouvent dans les rivières ou dans les gisements miniers. Tous les continents ont chacun un réservoir d’or plus ou moins important. L’Afrique du Sud en est le premier producteur avec une production annuelle de 500 tonnes. Le Nevada aux Etats-Unis le suit de près avec 350 tonnes annuelles. Le Canada, la Chine et le Japon sont également des producteurs potentiels. La Russie, l’Indonésie, la Guyane, la Martinique, le Guadeloupe ainsi que d’autres pays d’Afrique comme le Bénin ou la République Démocratique de Congo et d’Amérique du Sud tels que Colombie, Amazonie ou Mexique, participent aussi à l’alimentation du marché mondial. L’Europe, même si elle n’est pas tellement célèbre dans l’exploitation de l’or, dispose de gisements en Allemagne, en Espagne et en Suisse. L’exploration de la filière or a plus que jamais motivé les hommes qui ont découvert l’Amérique. C’est encore une motivation valable de nos jours pour les grandes industries ou les exploitants individuels pour faire le tour du monde et courir après les nouveaux gisements terrestres ou fluviaux. L’Inde est le plus grand consommateur d’or de la planète pour la fabrication de bijoux.

A la recherche des pépites

On peut localiser l’endroit où se cache l’or à l’aide d’un détecteur de métaux. Grâce aux avancées technologiques, la performance des satellites permet d’indiquer avec précision et en temps réel l’emplacement des gisements. Mais chose curieuse, des touristes en randonnée ont découvert sur leur chemin une pépite d’or d’une taille assez importante. Ceci dit, un endroit où l’on a découvert une pépite n’est pas forcément un gisement potentiel. L’or étant un élément précieux et rare, sa recherche demande beaucoup de persévérance et de patience. Cela nécessite également une certaine expérience dans la reconnaissance des endroits où il pourrait se concentrer. D’une manière générale, c’est dans les rivières qu’on le retrouve souvent mélangé avec les galets et les racines en profondeur. Les professionnels de l’extraction utilisent des matériels performants pour couvrir une plus grande surface d’exploration et gagner ainsi en vitesse et en volume. Les petits exploitants, faute de moyens, se résignent souvent à employer le mode de recherche traditionnel qui peut être fructueux et rentable.

L’or et l’économie mondiale

Depuis sa découverte, l’or a servi de monnaie d’échange. Plus tard, ce système a été officialisé et la monnaie utilisée a été faite en or. Actuellement, on retrouve encore ces pièces dans les grandes collections. Les réserves des banques centrales sont constituées en grande partie de lingots d’or. Etant donné leur rareté et leur valeur, les pépites d’or sont des objets de collection. Elles sont souvent exposées dans les musées, comme celle qui est exposée actuellement au musée d’histoire des Etats-Unis, qui mesure 15 cm de diamètre. La découverte de pépites d’or suscite la curiosité des amateurs et des professionnels, mais la plupart du temps, elles restent le patrimoine du pays où on les retrouve. Il arrive que l’État ou son propriétaire décide par la suite de les vendre au plus offrant. Le plus souvent, les pépites sont laissées dans l’Etat où on les a découvertes, tellement elles sont rares. Malgré les dépréciations monétaires, la valeur de l’or connaît toujours une croissance positive. Les pépites d’or constituent encore une importante réserve financière mondiale, d’autant plus qu’elles sont devenues des objets de collection.

La vie des êtres humains n’est pas toujours de tout repos du fait qu’ils sont à la recherche incessante de la richesse matérielle et spirituelle. Si l’or est un symbole de la richesse matérielle, la religion affiche la richesse spirituelle. Mais il faut dire qu’ils ont fait route ensemble depuis le début de leur existence. Ils sont, en fait, associés.

L’or durant l’antiquité et chez les bouddhistes

L’or, de par sa composition, est inaltérable, il est très prisé pour sa rareté et pour la charge symbolique qu’il représente. Et bon nombre de religion l’associe à leurs croyances religieuses. Les Egyptiens de l’Antiquité ont accordé un intérêt obsessionnel pour l’éternité et ils considéraient l’or comme étant la chair des dieux. Le pharaon était idéalisé de ses disciples, ils l’identifiaient aux étoiles, et quand il mourut, ils sont allés jusqu’à lui fabriquer des masques funéraires en or pour mémoriser éternellement son visage. Toujours en parlant d’or et de religion, le masque d’or du Pharaon Tontankhammon était fabriqué avec 11 kilogrammes d’or massif, et dans son tombeau, on a découvert plus d’une tonne d’or pur. Les Bouddhistes sont de fervents croyants, et la plus grande statue d’or massif du monde leur est associée, elle se trouve à Bangkok, avec une hauteur phénoménale de trois mètres, et elle est composée de cinq tonnes et demi d’or. Les Bouddhistes Tibétains, une des branches du bouddhisme chinois, ne sont pas en reste. Lors de la réfection du Palais de Potala, en plus des millions d’argent dépensés par l’état tibétain ainsi que des perles et des bijoux, ils ont utilisé cent onze kilogrammes d’or.

L’or et le christianisme

Les chrétiens se sont aussi servis de l’or pour mettre en valeur leurs croyances. Dans le livre de l’Exode, il y avait le veau d’or qui symbolisait l’idolâtrie. Dans le temple de Jérusalem, plusieurs objets étaient faits en or : il y avait un ménorah, des coupes et une arche d’alliances, tous en or. Dans le Nouveau Testament, il est écrit que les mages d’Orient ont offert de l’or au Petit Jésus à sa naissance. Et l’histoire du christianisme relate encore d’autres faits : il est dit dans le livre de l’Apocalypse que le Christ apparaît à Jean, entouré de sept chandeliers en or, et qu’un ange y verse de l’encens avec une pelle en or. La religion associe l’or à l’éternité, qui en tant que telle, est inaltérable et éternelle. Il a la couleur dorée et éclatante du soleil, et cela lui confère un pouvoir divin. En quelque sorte, l’or est un mythe, il est considéré comme la lumière de Dieu, et témoigne de sa présence dans le monde. Il est le symbole de la dignité, de la divinité par excellence.

Représentation de l’or dans les diverses religions

Tout compte fait, dans la religion chrétienne, tout autant que dans les cultures juives, et dans les croyances bouddhistes, l’or représente la dignité de la divinité. L’art religieux se présente souvent comme les statues des saints et des anges, dont la tête est entourée d’or en forme de nimbe. Et comme l’or est la lumière de Dieu, il est aussi présent dans les oeuvres d’art chrétiennes occidentales, dont ils sont les fonds, comme les mosaïques de Ravenne ou de Palerme. Dans la plupart des religions, l’or est donc considéré comme le symbole par excellence de l’existence de l’éternité, mais selon les formes que chaque religion lui accorde. Il est inaltérable, et représente la vie éternelle que les religions prêchent. Il est éclatant, rayonnant et lumineux comme le soleil, et cela représente la divinité de son existence. Il est le symbole de la richesse matérielle. Les gens qui possèdent plusieurs bijoux en or sont considérés comme des richissimes, et il en existe même, qui ont des lingots et des tonnes en réserve. Mais, en même temps il est aussi le symbole par excellence de l’existence des religions dans la société. Le christianisme, le bouddhisme, et les croyances juives l’utilisent pour représenter leur adoration et leur foi. Il est présenté sous diverses formes, mais étant inaltérable, on reconnaît toujours l’importance de la valeur qu’on compte lui attribuer.

Et pourtant, il existe tout de même des croyances qui séparent l’or de leur religion. Cette situation est surtout propre aux sectes. Comme, en général, ils n’ont déjà pas un lieu spécifique, comme une église ou des monastères, ils le considèrent comme une atteinte à la foi. Aucun de leur membre ne peut porter un objet en or, si petit qu’il soit. Ils interdisent toute utilisation d’objet fabriqué à partir de cette matière, que ce soit un bijou ou toute autre chose. Ce cas devient de plus en plus fréquent, étant donné que les sectes commencent à émerger et à envahir le monde religieux. Mais les religions conventionnelles arborent toujours aussi fièrement le symbole de leur foi.