D’où viennent nos bijoux et nos accessoires en or ? De chez le bijoutier bien sûr ! Quelle question ! Il semblerait en effet qu’il s’agisse d’une question qui ne devrait pas se poser et pourtant, la qualité de l’or varie selon le lieu d’extraction de celui-ci et il est d’une grande importance de connaître l’origine de votre or.

Si l’on évalue la production totale de l’or depuis la première exploitation jusqu’à nos jours, on arriverait à près de 145 000 tonnes d’or exploitées. Il s’agit d’un montant énorme et cependant la production mondiale ne cesse d’augmenter malgré une certaine fluctuation de l’exploitation selon différentes périodes de notre ère. Quels sont donc les principaux pays producteurs d’or et quel est l’état de la production de l’or dans le monde ?

L’Afrique du Sud : principal pays producteur d’or dans le monde

L’Afrique du Sud fait partie des pays qui produisent le plus de ce métal précieux. Au début, lors de la découverte des différentes mines éparpillées un peu partout dans le pays, la production a atteint son paroxysme mais actuellement, l’état de ces mines ne permet plus d’obtenir autant de quantité qu’auparavant. En effet, si les mines qui ont résisté à plus de cent ans d’exploitation se situent pour la plupart autour de Johannesburg, à environ 100 m, elles se trouvent dans des conditions difficiles qui ne favorisent pas beaucoup l’extraction. Trop profondes et nécessitant un lourd chantier, leur exploitation reviendrait très chère et prendrait beaucoup de temps. Malgré tout cela, L’Afrique du Sud assure encore 25 % de la production mondiale de l’or avec environ 550 tonnes d’or exploitées par an.

Les Etats-Unis, qu’en est-il de la ruée vers l’or ?

Les Etats-Unis ne sont pas à négliger dans la production de métal précieux et surtout l’or, ils tiennent la seconde place quant à la quantité fournie annuellement sur le marché mondial. Si au temps de la ruée vers l’or et la découverte des mines situées en Californie, les Américains ont pu produire une quantité importante d’or, ce ne fut pas le cas vers les années 80. La frénésie des chercheurs s’est un peu émoussée et les mines étaient à leur épuisement. En 1995, les Etats-Unis reviendront en force avec à peu près 350 tonnes d’or fournies par an grâce aux nouvelles mines de Nevada. Cependant, le grand continent américain ne s’arrête pas aux Etats-Unis puisqu’il existe d’autres pays comme le Canada qui arrive à produire près de 150 tonnes d’or par an. Les grandes mines d’Ontario et du nord-ouest du Québec ne sont donc pas à négliger si l’on parle de production mondiale de l’or. Enfin, l’Amérique du Sud n’est pas en reste grâce au Brésil même si la production n’atteint pas une quantité importante, avec 75 tonnes par an, les mines de Mineracao Morro Velho ont placé l’Amérique du Sud dans le rang des grands producteurs d’or du monde.

Deux zones phares de la production mondiale : l’Australie et la Russie

Du point de vue historique, l’extraction de l’or a une place prépondérante en Russie. Du temps de Staline, certaines mines comme celle de l’Oural étaient au summum de leur production. La quantité fournie par la mine de l’Oural à elle seule était spectaculaire, malheureusement cette quantité est passée de 285 tonnes à 250 tonnes en l’espace de 2 ans, c’est-à-dire de 1989 à 1991. Aujourd’hui, ce sont les mines du Kazakhstan et d’Ouzbékistan qui sont les sources les plus actives de l’or russe, la vieille Oural a quant à elle, ne produit plus qu’une une centaine de tonnes d’or par an. Si nous mettons le cap sur l’Australie, nous découvrirons que le fer de lance de l’économie du pays est la production d’or. En effet, l’Australie arrive à produire près de 254 tonnes d’or par an, ce qui la propulse à la troisième place du rang mondial des grands producteurs.

La production mondiale de l’or, en perpétuel changement

Malgré l’existence de ces grands exploiteurs, la quantité produite mondialement chaque année n’est pas toujours constante. Il existe une période où la production a atteint son maximum : tel est le cas des années 70 à 2001 où la production a pu atteindre 2.600 tonnes. Au contraire, nous pouvons remarquer des périodes assez creuses comme de 1945 à 1975 où cette quantité n’a pas dépassé les 1.200 tonnes. En tout cas, l’on sait qu’il existe encore des réserves minières dans le monde et que pour les années à venir, nous pourrons encore profiter de l’existence de ces métaux précieux.

L’or, ce métal de couleur jaune, a été découvert par les hommes des siècles avant la naissance du Christ. C’est un élément précieux de forte densité et ayant une durée de vie très longue puisque les archéologues trouvent encore de nos jours des objets en or qui ont été fabriqués du temps des Pharaons. L’or se trouve dans les rivières, mélangé avec le sable stocké dans le lit de ces rivières.

Localisation des rivières aurifères

Les rivières aurifères sont celles qu’on retrouve souvent dans les continents à importante concentration en cours d’eau. On peut entre autres citer l’Amérique du Sud et l’Afrique, mais les Etats-Unis et l’Europe ne sont pas en reste. Récemment, on a également publié les noms de plusieurs rivières aurifères en France. D’une manière générale, comme l’or est un matériau
lourd, il git dans le fond des rivières. Les gisements alluvionnaires concentrés en or se retrouvent dans les endroits où le courant est quasi-inexistant. L’or peut être également incrusté dans les rochers sur un cours d’eau et il est arrivé que des dépôts aient été trouvés sur les plages proches de l’embouchure d’une rivière qui se jette dans la mer.

L’exploitation de l’or dans les rivières aurifères

Cette activité se nomme l’orpaillage. Grâce au développement de la technologie, les orpailleurs disposent actuellement d’un matériel puissant qui permet d’accélérer le travail par l’utilisation d’une forte pression d’eau pour séparer rapidement les dépôts d’or en paillettes ou en pépites du sable auquel ils sont mélangés. La méthode traditionnelle, très utilisée malgré la technologie, consiste à recueillir de la boue du fond de la rivière avec une pelle. On verse ce mélange dans un tamis qu’on immerge dans l’eau pour éliminer les éléments légers. On enlève ensuite les déchets de racine et les graviers. On plonge le tamis dans l’eau calme pour ne pas en perdre le contenu et on le secoue pour séparer les éléments à différentes densités. On répète cette opération autant de fois jusqu’à ce que l’or devienne visible à l’œil nu. L’or étant le plus lourd, il reste normalement au fond du récipient. On le récupère finalement à l’aide d’une pissette.

Les avantages économiques de l’exploitation des rivières aurifères

L’exploitation de ces gisements naturels demande une importante mobilisation humaine pour la manipulation des outils de travail tels que la pelle et le tamis. Ces activités créent des emplois pour les riverains et peuvent améliorer leurs conditions de vie grâce aux revenus qu’ils en tirent. Par ailleurs, l’or est donc une ressource de valeur. Le prix de vente et les taxes qui s’y rapportent peuvent augmenter favorablement les ressources financières de la région ou du pays où il se trouve. Finalement, l’existence des rivières aurifères est un puissant levier pour les activités touristiques. Ainsi, les parcs protégés pourvus des rivières aurifères se multiplient pour accueillir et guider les touristes passionnés de la nature voulant découvrir le métier d’orpaillage comme activité de distraction.

Les dangers qui se rapportent à cette activité

Ces activités comportent des risques pour l’environnement. En effet, les méthodes d’extraction nécessitent parfois de creuser le lit des rivières. Cela peut perturber le passage de l’eau, abîmer les berges et favoriser l’érosion. D’autre part, étant donné le besoin massif en main-d’œuvre, l’exploitation humaine s’en trouve favorisée dans les régions pauvres car les ouvriers sont payés avec un salaire en dessous des normes établies. Les enfants seront également tentés de se mettre très tôt au travail. Cela peut perturber leur programme scolaire avec des impacts négatifs sur leur avenir. Le cas de la Guyane est souvent cité à cause d’une ruée vers l’or qui entraîne des conflits entre ouvriers. Finalement, les études techniques montrent que l’exercice de cette activité a des impacts néfastes sur la santé des hommes à cause des produits qu’on utilise lors de son traitement comme par exemple le recours au mercure pour obtenir de l’or de haute qualité. Vu le poids économique de l’activité d’orpaillage et la valeur sentimentale et historique associée à l’or, on ne peut complètement interdire l’exploitation de ces rivières aurifères. Toutefois, les exploitants doivent convenir des mesures à prendre pour faire face à ces problèmes et adopter un comportement responsable. Il est important de mettre en place une série de règlements qui régiraient les métiers ayant trait à l’environnement, le travail des enfants, la santé et les droits de l’homme.

L’or est un métal de couleur dorée qui est reconnu pour sa valeur. On l’utilise pour fabriquer des bijoux mais il sert également dans d’autres procédés médicaux et dans l’industrie électronique. L’or a été découvert pendant la période de la Préhistoire. Plusieurs savants ont essayé de reconstituer sa formule chimique à partir d’autres éléments, mais cette variante n’a pas connu le succès attendu compte tenu de son prix trop élevé par rapport à l’or naturel.

L’or se distingue des autres métaux car il brille facilement quand on le gratte et c’est un élément très résistant. Il se présente en pépites ou en paillettes.

Les pépites d’or, un bien précieux mondial

La pépite d’or est une masse d’or de forme irrégulière. La taille d’une pépite varie considérablement puisqu’elle peut aussi bien se mesurer en millimètre que peser des dizaines de kilos (27,2 kg pour la pépite découverte en Australie en 1980). Elle vaut deux fois plus cher que l’or ordinaire parce qu’il est plus difficile de la trouver et sa vente peut rapporter beaucoup
d’argent. Les pépites se retrouvent dans les rivières ou dans les gisements miniers. Tous les continents ont chacun un réservoir d’or plus ou moins important. L’Afrique du Sud en est le premier producteur avec une production annuelle de 500 tonnes. Le Nevada aux Etats-Unis le suit de près avec 350 tonnes annuelles. Le Canada, la Chine et le Japon sont également des producteurs potentiels. La Russie, l’Indonésie, la Guyane, la Martinique, le Guadeloupe ainsi que d’autres pays d’Afrique comme le Bénin ou la République Démocratique de Congo et d’Amérique du Sud tels que Colombie, Amazonie ou Mexique, participent aussi à l’alimentation du marché mondial. L’Europe, même si elle n’est pas tellement célèbre dans l’exploitation de l’or, dispose de gisements en Allemagne, en Espagne et en Suisse. L’exploration de la filière or a plus que jamais motivé les hommes qui ont découvert l’Amérique. C’est encore une motivation valable de nos jours pour les grandes industries ou les exploitants individuels pour faire le tour du monde et courir après les nouveaux gisements terrestres ou fluviaux. L’Inde est le plus grand consommateur d’or de la planète pour la fabrication de bijoux.

A la recherche des pépites

On peut localiser l’endroit où se cache l’or à l’aide d’un détecteur de métaux. Grâce aux avancées technologiques, la performance des satellites permet d’indiquer avec précision et en temps réel l’emplacement des gisements. Mais chose curieuse, des touristes en randonnée ont découvert sur leur chemin une pépite d’or d’une taille assez importante. Ceci dit, un endroit où l’on a découvert une pépite n’est pas forcément un gisement potentiel. L’or étant un élément précieux et rare, sa recherche demande beaucoup de persévérance et de patience. Cela nécessite également une certaine expérience dans la reconnaissance des endroits où il pourrait se concentrer. D’une manière générale, c’est dans les rivières qu’on le retrouve souvent mélangé avec les galets et les racines en profondeur. Les professionnels de l’extraction utilisent des matériels performants pour couvrir une plus grande surface d’exploration et gagner ainsi en vitesse et en volume. Les petits exploitants, faute de moyens, se résignent souvent à employer le mode de recherche traditionnel qui peut être fructueux et rentable.

L’or et l’économie mondiale

Depuis sa découverte, l’or a servi de monnaie d’échange. Plus tard, ce système a été officialisé et la monnaie utilisée a été faite en or. Actuellement, on retrouve encore ces pièces dans les grandes collections. Les réserves des banques centrales sont constituées en grande partie de lingots d’or. Etant donné leur rareté et leur valeur, les pépites d’or sont des objets de collection. Elles sont souvent exposées dans les musées, comme celle qui est exposée actuellement au musée d’histoire des Etats-Unis, qui mesure 15 cm de diamètre. La découverte de pépites d’or suscite la curiosité des amateurs et des professionnels, mais la plupart du temps, elles restent le patrimoine du pays où on les retrouve. Il arrive que l’État ou son propriétaire décide par la suite de les vendre au plus offrant. Le plus souvent, les pépites sont laissées dans l’Etat où on les a découvertes, tellement elles sont rares. Malgré les dépréciations monétaires, la valeur de l’or connaît toujours une croissance positive. Les pépites d’or constituent encore une importante réserve financière mondiale, d’autant plus qu’elles sont devenues des objets de collection.

La vie des êtres humains n’est pas toujours de tout repos du fait qu’ils sont à la recherche incessante de la richesse matérielle et spirituelle. Si l’or est un symbole de la richesse matérielle, la religion affiche la richesse spirituelle. Mais il faut dire qu’ils ont fait route ensemble depuis le début de leur existence. Ils sont, en fait, associés.

L’or durant l’antiquité et chez les bouddhistes

L’or, de par sa composition, est inaltérable, il est très prisé pour sa rareté et pour la charge symbolique qu’il représente. Et bon nombre de religion l’associe à leurs croyances religieuses. Les Egyptiens de l’Antiquité ont accordé un intérêt obsessionnel pour l’éternité et ils considéraient l’or comme étant la chair des dieux. Le pharaon était idéalisé de ses disciples, ils l’identifiaient aux étoiles, et quand il mourut, ils sont allés jusqu’à lui fabriquer des masques funéraires en or pour mémoriser éternellement son visage. Toujours en parlant d’or et de religion, le masque d’or du Pharaon Tontankhammon était fabriqué avec 11 kilogrammes d’or massif, et dans son tombeau, on a découvert plus d’une tonne d’or pur. Les Bouddhistes sont de fervents croyants, et la plus grande statue d’or massif du monde leur est associée, elle se trouve à Bangkok, avec une hauteur phénoménale de trois mètres, et elle est composée de cinq tonnes et demi d’or. Les Bouddhistes Tibétains, une des branches du bouddhisme chinois, ne sont pas en reste. Lors de la réfection du Palais de Potala, en plus des millions d’argent dépensés par l’état tibétain ainsi que des perles et des bijoux, ils ont utilisé cent onze kilogrammes d’or.

L’or et le christianisme

Les chrétiens se sont aussi servis de l’or pour mettre en valeur leurs croyances. Dans le livre de l’Exode, il y avait le veau d’or qui symbolisait l’idolâtrie. Dans le temple de Jérusalem, plusieurs objets étaient faits en or : il y avait un ménorah, des coupes et une arche d’alliances, tous en or. Dans le Nouveau Testament, il est écrit que les mages d’Orient ont offert de l’or au Petit Jésus à sa naissance. Et l’histoire du christianisme relate encore d’autres faits : il est dit dans le livre de l’Apocalypse que le Christ apparaît à Jean, entouré de sept chandeliers en or, et qu’un ange y verse de l’encens avec une pelle en or. La religion associe l’or à l’éternité, qui en tant que telle, est inaltérable et éternelle. Il a la couleur dorée et éclatante du soleil, et cela lui confère un pouvoir divin. En quelque sorte, l’or est un mythe, il est considéré comme la lumière de Dieu, et témoigne de sa présence dans le monde. Il est le symbole de la dignité, de la divinité par excellence.

Représentation de l’or dans les diverses religions

Tout compte fait, dans la religion chrétienne, tout autant que dans les cultures juives, et dans les croyances bouddhistes, l’or représente la dignité de la divinité. L’art religieux se présente souvent comme les statues des saints et des anges, dont la tête est entourée d’or en forme de nimbe. Et comme l’or est la lumière de Dieu, il est aussi présent dans les oeuvres d’art chrétiennes occidentales, dont ils sont les fonds, comme les mosaïques de Ravenne ou de Palerme. Dans la plupart des religions, l’or est donc considéré comme le symbole par excellence de l’existence de l’éternité, mais selon les formes que chaque religion lui accorde. Il est inaltérable, et représente la vie éternelle que les religions prêchent. Il est éclatant, rayonnant et lumineux comme le soleil, et cela représente la divinité de son existence. Il est le symbole de la richesse matérielle. Les gens qui possèdent plusieurs bijoux en or sont considérés comme des richissimes, et il en existe même, qui ont des lingots et des tonnes en réserve. Mais, en même temps il est aussi le symbole par excellence de l’existence des religions dans la société. Le christianisme, le bouddhisme, et les croyances juives l’utilisent pour représenter leur adoration et leur foi. Il est présenté sous diverses formes, mais étant inaltérable, on reconnaît toujours l’importance de la valeur qu’on compte lui attribuer.

Et pourtant, il existe tout de même des croyances qui séparent l’or de leur religion. Cette situation est surtout propre aux sectes. Comme, en général, ils n’ont déjà pas un lieu spécifique, comme une église ou des monastères, ils le considèrent comme une atteinte à la foi. Aucun de leur membre ne peut porter un objet en or, si petit qu’il soit. Ils interdisent toute utilisation d’objet fabriqué à partir de cette matière, que ce soit un bijou ou toute autre chose. Ce cas devient de plus en plus fréquent, étant donné que les sectes commencent à émerger et à envahir le monde religieux. Mais les religions conventionnelles arborent toujours aussi fièrement le symbole de leur foi.

L’or est l’un des métaux précieux les plus convoités du monde. Sa rareté et son éclat ont traversé le temps depuis l’antiquité égyptienne. Ce qui veut dire que sa première utilisation remonte à très loin dans le temps. Ce métal précieux n’est toutefois associé à l’art qu’à partir de l’époque victorienne. Dès lors, son utilisation s’est inspirée de plusieurs courants artistiques.

A l’heure actuelle, le métal jaune est utilisé dans beaucoup d’arts dont la sculpture et l’art décoratif. Toutefois, il constitue le matériau de base pour deux arts à savoir la joaillerie et l’orfèvrerie.

L’or dans la joaillerie

Dans la joaillerie, l’or est utilisé pour obtenir une multitude de formes et de figures. Il est de ce fait utilisé pour créer des bijoux, des médailles et divers objets de luxe tant pour hommes que pour femmes. Ces bijoux en or peuvent être des colliers, des bracelets, des boucles d’oreilles, des bagues, des pendentifs, des pectoraux, des anneaux, des diadèmes, etc. En ce qui concerne les objets de luxe, ils peuvent prendre la forme de montre, de stylo ou de broche pour enrichir les vêtements, ainsi que de ceinture et autres accessoires.

Afin d’exploiter au maximum la somptuosité et la valeur de l’or, les joailliers se servent de diverses techniques. Outre ces techniques, ils font aussi appel à d’autres matériaux précieux tels que l’ivoire et les pierres précieuses. L’émeraude, le grenat, le rubis, le saphir, l’améthyste et le diamant sont en fait associés à l’or pour lui donner encore plus de brillance.
La joaillerie utilise rarement l’or pur, c’est-à-dire l’or à 24 carats. Ce dernier a la réputation d’être difficile à manier ou à travailler. Par conséquent, les joailliers se servent particulièrement de l’or à 18 carats dont la teneur en or fin de l’alliage est de 75 %. Selon ces artistes, ce type de matériau permet d’obtenir un meilleur résultat et une bonne tenue mécanique des bijoux ou d’objet de décoration. Pour que l’or soit à 18 carats, les joailliers associent leur matériau à d’autres métaux tels que l’argent, le cuivre, le nickel, le fer et l’aluminium. Mise à part la facilité de maniement qu’elle offre, cette association a également pour but de donner de la couleur qui fait le charme et l’originalité du métal jaune. La couleur classique de l’or, c’est-à-dire le jaune, s’obtient par exemple avec un mélange de 75 % d’or pur, 12,5 % d’argent et 12,5 % de cuivre.

Pour les autres couleurs, les joailliers utilisent toujours la même quantité d’or, c’est-à-dire 75 %, mélangée à d’autres métaux. L’or vert s’obtient en utilisant l’or pur et une quantité d’argent pur qui équivaut à 25 % de l’ensemble. Ensuite, le fameux or blanc est obtenu à partir de l’or pur et du nickel. L’ensemble de ces deux éléments principaux doit former 87 % de l’alliage dont 75 % d’or et 12 % de nickel. Les restes sont respectivement formés de cuivre à 8 % et de zinc à 5 %. L’or rouge quant à lui, résulte du mélange d’or pur à 75 % et de cuivre rosette à 25 %. Par ailleurs, l’or rose se fabrique avec 75 % d’or pur, 19 % de cuivre et 6 % d’argent. Comme l’or rose, le métal de couleur violet fait appel au cuivre. Il est cependant principalement composé d’or et d’aluminium. Pour plus de couleurs, les joailliers se servent aussi de 75 % d’or pur associé à 15 % de palladium et 10 % d’argent pour avoir l’or gris. Enfin, la dernière couleur susceptible d’être obtenue avec l’or est le bleu. Ce dernier est le résultat de 75 % d’or pur mélangé avec 25 % d’alliage de fer.

La mise en valeur de l’or dans l’orfèvrerie

Comme en joaillerie, l’or est utilisé sous ses différentes formes dans l’orfèvrerie. Autrement dit, cet art « mineur » se sert surtout de l’or à 18 carats avec toutes ses variantes. L’orfèvrerie travaille ainsi l’or pour concevoir toutes sortes d’objets de luxe aussi bien pour la maison que pour les lieux de culte.

Pour dorer les boiseries et les ferronneries, l’or est modelé sous forme de feuille. Ce même procédé s’emploie pour la dorure des livres. L’orfèvrerie exploite l’or pour la création des vaisselles précieuses et des objets de cultes ou l’assemblage des reliques pour les sanctuaires. Dans le passé, elle utilise également l’or pour la fabrication des armes. Afin de réaliser les merveilleux objets qui ornent les palais ou les sanctuaires, cet art fait appel à diverses techniques. Parmi ces dernières, il y a la ciselure, le repoussé, l’estampage, la gravure, le repercé ou découpage à jour et enfin le poinçonné.

Auparavant, l’exploitation minière se faisait à partir d’exploitation des dépôts rocheux secondaires ou alluviaux ou par le dragage des rivières. Grâce à la technologie, des appareils détecteurs de métal sont utilisés sur le périmètre minier avant toute exploitation afin de déterminer s’il existe ou non de l’or sur la surface. Ensuite, des études minéralogiques et des études de la terre sont faites pour connaître les différentes caractéristiques et le genre d’exploitation faisable sur le périmètre : exploitation à ciel ouvert ou souterraine. Ces critères touchent surtout la nature, la profondeur, la teneur, la taille et l’état environnant des roches.
Apparemment, les extractions souterraines donnent des produits de qualité supérieure par rapport à ceux extraits à ciel ouvert. Une nouvelle extraction peut même se faire sur une ancienne pour pouvoir détecter d’autres minéraux.
Extraction à ciel ouvert

Pour la méthode d’extraction à ciel ouvert, la sécurité est avant tout l’objectif primordial de l’exploitation du fait que le degré de la pente et des gradins doit assurer l’accès aux roches. En outre, les terrains qui ne sont pas nécessaires et qui recouvrent la surface de la mine doivent être remblayés de côté pour donner éventuellement une voie libre aux engins de travail. Le forage et l’utilisation d’explosifs pour détruire le dépôt peuvent également avoir lieu au cas où le minerai serait dur et difficile à travailler.

Extraction souterraine

Le choix d’une extraction souterraine se fait dans le but d’avoir un meilleur contrôle et un meilleur rendement du produit du point de vue qualité et quantité. Il est vrai que l’extraction se fait après le forage ou l’explosion des gradins. On procède par la suite au pompage afin d’enlever l’eau pour extraire librement les minerais. Le broyage du minerai s’ensuit pour pouvoir discriminer les différents produits. Il existe trois méthodes utilisées pour cette extraction de l’or.

En premier lieu, on a la méthode gravitaire. Comme son nom l’indique, elle consiste à distinguer l’or à partir de sa densité plus lourde que celle des autres minerais. Elle consiste en la construction de placers alluviaux pour faire couler les particules et comme l’or est lourd, il reste au fond et les autres particules seront éliminées.

La deuxième méthode est l’amalgamation qui est une méthode très rupestre. Ainsi, le mercure et l’or sont mélangés puis mis au four afin de pouvoir récupérer le mercure. L’or reste avec les autres particules qui ont les mêmes caractéristiques que lui. Les inconvénients sont que la quantité d’or récupérée dépasse de peu les 50%. Le mercure est réputé être un produit toxique qui nuit à l’environnement. Cette méthode artisanale est utilisée dans les pays d’Afrique ou en Amazonie, c’est-à-dire dans les pays en voie de développement où la fièvre de l’or fait encore rage sans que les gens prennent en considération leur santé, et ce pour l’exploitation de l’or.

La troisième méthode est celle par cyanuration. Cette fois-ci, les particules d’or sont dissoutes dans du cyanure de sodium dont l’utilisation est uniquement permise dans les grandes usines soumises à des normes strictes. On ajoute de la chaux à la solution pour que le pH soit égale à 9 et pour éviter la transformation du cyanure en poison mortel. Puis, le liquide sera désoxygéné et mélangé avec du zinc en poudre ou du charbon actif, pour être à la fin filtré. Par la suite, le produit sera fondu dans un four et coulé en barres. En Australie, on utilise du charbon actif à la place de poudre de zinc. Dans le cas où le minerai d’or contient d’autres particules comme l’antimoine ou du sulfure de métaux, on utilise d’autres solutions que le cyanure comme la thio-urée.

Raffinerie

Vu que les produits issus de la mine sont encore impurs, il faut les travailler dans une raffinerie pour être fondus une nouvelle fois et mélangés avec du chlore. S’il y a encore d’autres particules, ces dernières vont par la suite flotter dessus à cause de la température pour pouvoir être retirées du creuset. L’or pur obtenu sera transformé en lingots qui pourront être utilisés au niveau des marchés internationaux.

Situation à Madagascar

A Madagascar, l’exploitation de l’or se fait encore de façon traditionnelle et artisanale. En plus du manque de matériels et de personnel compétent, les petits exploitants dont la plupart sont des paysans, se satisferont d’une méthode de broyage des particules au bord des rivières. Cette filière nécessite encore beaucoup d’efforts à entreprendre si l’on veut que la filière aurifère devienne une bonne source d’argent pour la population.

L’or est un métal très convoité des hommes depuis sa découverte. Selon les historiens, on aurait découvert ce métal précieux depuis l’Antiquité. Qui d’entre nous n’a pas encore entendu parler de l’histoire du mythique roi Midas, ce légendaire roi de Phrygie qui avait reçu le don de changer tout ce qu’il touchait en or, ou encore de la pierre philosophale qui pouvait métamorphoser de simples objets métalliques en or massif. Dans cet article, nous allons plutôt nous pencher sur les propriétés physiques de l’or que sur son historique, mais là encore, on risque de faire couler beaucoup d’encre.

Propriétés de l’or

Connu sous le symbole Au, l’or ne représente pour les physiciens qu’un métal jaune facilement modelable ayant une masse atomique de 196,9655 g.mol-1, une masse volumique égale à 19,3 g.cm-3 et qu’on peut fusionner à une température de 1062°C. L’or est un métal qui peut être porté à ébullition si vous le faites chauffer à plus de 2000°C, une assez forte température. Il a un rayon atomique de 0,144 nm et un rayon ionique de 0,137 nm (1). Sa configuration électronique est de l’ordre de [Xe] 4f14 5d10 6sl et son potentiel standard est de 1.68 V (Au /Au). Après avoir fait un petit survol des propriétés physiques de l’or, on va maintenant passer au peigne fin ses caractères chimiques. L’or est principalement composé par l’acide chloraurique ou le (HAuC14) et le chlorure aurique connu sous le symbole chimique de (AuC13). Pour les composants de moindre importance, on retrouve l’acide nitrique qui, combiné avec de l’acide chlorhydrique, peut donner naissance au regia d’aqua. L’or est quasiment inoxydable. Toutefois, il peut être dissous par l’eau Régale, une mixture de plusieurs acides. Ce métal précieux peut également être facilement altérable si on le met en contact avec du cyanure. Surtout, ne tentez pas l’expérience, parce que vous risquez de le regretter. Pour ce qui est de la solubilité de l’or, l’opération est très bien possible mais encore un peu difficile à démontrer. Pour l’instant, on va se contenter d’un petit aperçu global du sujet.

Solubilité des complexes d’or

La solubilité des complexes d’or peut être favorisée par l’acidité de l’eau et peut être très mobile sous des conditions alcalines. Toutefois, ce ne sont que des visions globales. Si vous voulez en connaître un peu plus sur ce métal précieux, sachez que l’or doit toujours être mélangé à d’autre métaux pour qu’on puisse le travailler, et là encore, c’est une toute autre histoire. Une proportion minimum d’or doit être contenue dans l’alliage pour qu’on puisse appeler l’or un joyau. Le contenu minimum légal d’or dans le mélange doit être de l’ordre de 750/1000. Cette mesure est devenue une référence en matière de joaillerie d’où les qualifications de l’or par carat. Notons que 18 carats équivalent à une proportion de 750/1000. Plusieurs appellations ont alors pris forme depuis. On a l’or jaune, l’or blanc et l’or gris. Les trois différents mélanges ont tous une teneur en or égale à 75 % mais le reste de leurs composants ne sont pas les mêmes. L’alliage de l’or avec d’autres métaux peut être régi par des règles et des principes biens fixés, mais l’artiste joaillier ou le batteur d’or est libre de travailler ce métal précieux selon ses propres inspirations. De ce fait, la teneur en or de chaque alliage peut varier selon le travailleur ou le batteur. Il est vrai que porter de l’or sur soi est très agréable. Vous vous posez peut-être des questions sur les effets que pourrait avoir l’or sur votre santé ? Pour tout vous dire, aucun effet nuisible n’a été jusque-là remarqué, mais faites tout de même attention à ne pas inhaler de la poussière d’or parce que vous risquez d’avoir des irritations. Quant à ses effets sur l’environnement, l’or n’est pas considéré comme un élément qui lui est néfaste. Sur ce point donc, les écologistes n’auront aucun souci à se faire.

Depuis plusieurs années, l’or demeure le métal le plus apprécié en raison de son caractère inaltérable, de son éclat et de l’image qu’il véhicule. Réservé auparavant à l’orfèvrerie, ce bon conducteur électrique est dernièrement utilisé par de nombreuses industries, en particulier les industries informatiques. Le métal jaune forme aussi une part importante des réserves monétaires des banques centrales.

Tous ces facteurs font que ce minéral attire de nombreux acheteurs à travers le monde, d’où la constitution des marchés. Le métal jaune s’échange maintenant sur les marchés boursiers qui déterminent son prix, actuellement assez cher.

Les principaux marchés mondiaux de l’or

Le métal jaune se négocie aujourd’hui sur les principaux marchés des métaux précieux du monde. La localisation de ces marchés de transaction est liée à la répartition géographique des gisements, c’est-à-dire à la production aurifère.

Première place de cotation et de négociation de l’or sous forme physique, Londres est surtout la place de négociation des productions sud-africaines et russes. Sur cette place historique, la transaction est assurée par de prestigieux négociants représentant les banques. En dehors du London Bullion Market, les productions africaine et européenne se négocient aussi sur le marché de Zurich. En distribuant chaque année près de 1000 tonnes d’or raffiné, cette place est devenue le premier fournisseur d’or au monde.

Second plus gros producteur d’or du monde, les Etats-Unis proposent leur production sur la place new-yorkaise. Celle-ci forme avec Toronto les principales places de négociation de la production aurifère nord-américaine. Enfin, les productions des autres pays dotés de grands gisements comme l’Australie, la Chine, l’Indonésie, … se négocient sur le marché, soit de Tokyo (TOCOM), soit de Hong-Kong, soit de Singapour.

En dehors de ces grandes places boursières, la distribution de l’or se fait également sur plusieurs marchés régionaux comme Dubaï, Johannesburg, Luxembourg, etc. … A Paris, la négociation de l’or concerne strictement l’or sous forme de papier depuis 2005. A l’inverse de grands négociants, les particuliers et les autres utilisateurs effectuent leur échange d’or avec des entreprises de négoce.

Les différentes formes de l’or négociable sur le marché

Les principaux marchés du métal jaune à travers le monde ont chacun leurs spécificités. Cela implique que les formes de métaux négociés sont différentes en fonction des places. Si la place londonienne est le lieu de négociation de l’or sous sa forme physique, les marchés new-yorkais et parisien sont spécialisés dans la cotation sous forme de papier. Le Commodity Exchange of New York et le New York Mercantile Exchange sont en fait les lieux de cotation de contrats à terme du métal jaune.

Mis à part la différence entre les marchés des deux principales formes de l’or, les places boursières spécialisées dans l’or physique présentent également leurs propres particularités. Si certains marchés enregistrent la cotation des monnaies, d’autres négocient exclusivement avec des lingots. Cela veut dire que la cotation des marchés peut s’opérer soit avec des lingots, soit avec des pièces. Ces dernières peuvent être des napoléons, des souverains, des dollars en or, des pièces suisses et Reich Mark. Comme les pièces, les lingots cotés en Bourse ont des formes très diverses selon les places et les pays. Sur le marché de gros londonien, la négociation s’opère notamment avec le lingot monétaire de 12,5 kilogrammes. En revanche, les marchés nationaux ou régionaux se négocient avec des lingots de taille plus petite. Les lingots ont donc une taille qui varie entre un kilogramme et les lingotins, la plus petite, en passant par les 500 et 250 grammes, etc. Toutefois, la plupart des marchés utilise la barre de un kilogramme comme unité de négociation.

Le prix de l’or sur les marchés

Sur les marchés mondiaux des métaux précieux, la fixation du prix de l’or se fait en faisant appel à une unité appelée once qui est égale à un peu plus de 31 grammes. La valeur de cette unité s’exprime ensuite en dollars américains ou en euros. A l’heure actuelle, elle tourne autour de 850 dollars. Ce prix mondial enregistre depuis quelques années une hausse constante. De 300 dollars en 2001, il a atteint 600 dollars en 2005 avant de battre le record cette année. Les analystes du marché aurifère prédisent même une hausse jusqu’à l’horizon 2012. Cette tendance haussière provient de l’interaction de plusieurs facteurs qui déterminent le prix. Parmi eux, il y a avant toutes les demandes, l’évolution des stocks d’or des banques centrales, les coûts de production et la spéculation. Outre ces derniers, d’autres facteurs jouent également un rôle déterminant sur le cours du métal jaune.

En terme technique de la bijouterie, on dit alliage quand il s’agit de mélanger un métal avec un autre ou plusieurs métaux dans le but de le rendre plus dur et facile à manipuler. Certains métaux comme l’or sont difficiles à traiter à l’état pur et c’est la raison pour laquelle on le mélange avec d’autres métaux. Ainsi, afin de pouvoir lui donner divers aspects comme la couleur ou la dureté, on le rallie avec de l’argent ou du cuivre, du zinc et du nickel ou du palladium.

Terminologie

Quand on parle d’alliage d’or, on a tout de suite tendance à penser à sa pureté et à son poids qui est mesuré en carat. Le mot « carat » vient du mot « caroube » qui désigne, en fait, le fruit d’un arbre appelé « caroubier » et dont les graines seraient toutes du même poids, d’environ 200 milligrammes. La valeur de l’or en carat dépend de la composition du mélange de l’alliage. Donc, plus l’or a beaucoup de carats, plus sa pureté est homogène. Il est en fait bon de savoir que l’or à 24K présente 99,9% d’or pur tandis que celui à 9K (même si on ne l’appelle qu’alliage de l’or) contient seulement de l’or pur à 37,5% et le reste est composé de cuivre et de zinc. Le but de l’alliage de l’or est bien sûr de lui donner une certaine dureté et de lui doter différentes variétés de couleurs afin que des opportunités puissent être offertes à ceux qui ne peuvent se permettre d’acheter de l’or pur à un prix très élevé, comme l’or à 24K.

Types d’alliages d’or

Obtenus à partir des différentes compositions des alliages d’or, on a aussi plusieurs types d’or dont entre autres l’or jaune qui peut avoir différentes caractéristiques. Il peut être de 18K, c’est-à-dire composé de 75% d’or, de 18% d’argent et de 7% de cuivre. Ce type d’or est le plus utilisé dans le monde car il possède une excellente coulabilité et on peut le travailler en joaillerie pour fabriquer des bijoux ou en dentisterie pour les prothèses dentaires. Sa dureté est de 103.

On appelle également or jaune l’or à 20 carats. Dans ce cas, la teneur en or pur est de 82,50%, en palladium 1%, en argent 10,50% et en cuivre 6%. Malgré sa biocompatibilité, sa dureté est faible car elle est de 87 par rapport à celui à 18 carats. La joaillerie et la dentisterie sont les domaines où on utilise aussi ce type d’or.

L’or à 22 carats est également appelé or jaune à cause de la teneur en or pur qui s’élève à 91,60% contre 5,70% en argent et 2,70% seulement en cuivre. Plus elle contient de l’or, plus la densité diminue car elle peut arriver à 50. Ce type d’or est utilisé pour les éléments prothétiques de type inlay onlay. Dans les pays asiatiques et en Inde, ce type est très populaire car les gens pensent avoir plus de valeur en en possédant en quantité. A part l’or jaune, on a l’or rose ou l’or gris dont les teneurs en or pur sont les mêmes à 75%. Le taux d’alliage est différent et c’est cela qui fait la différence de couleur. Pour l’or rose, on a 5% d’argent et 20% de cuivre tandis que l’or gris présente plus de palladium (15%) que d’argent (10%). L’or rouge est composé de 94,5% d’or, 5,5% de cuivre et pas d’argent. L’or citron a 94,5% d’or pur et 5,5% d’argent sans cuivre.

L’or blanc français est de 20% d’or et 80% d’argent. On l’appelle quand même or blanc même si c’est l’argent qui domine. En Europe, on trouve la même quantité d’or et d’argent dans l’or blanc, c’est-à-dire 50%. Certains éléments comme le nickel sont interdits actuellement pour l’alliage en Europe car ils sont considérés comme source d’allergie pour certaines personnes.

Le plaqué or

Les plaqués or se font par dissolution de l’or dans de l’eau par un courant électrique. Le liquide obtenu est utilisé pour couvrir ou vernisser le bijou souhaité pour lui donner un éclat doré ou une surbrillance en or. Donc, c’est juste la couche supérieure du bijou qui est teintée en or. Actuellement, les bijoutiers acceptent également de faire l’alliage de l’or avec plus de métaux comme le cuivre ou le zinc selon le consentement de ses clients afin que ces derniers, de classe moyenne, puissent se procurer des bijoux en or même si ce dernier est à faible teneur.

A l’heure actuelle, l’or est devenu un métal précieux très familier. Couramment utilisé dans la fabrication de bijoux, de pièces de monnaies ou d’objets d’apparat, l’or est, de nos jours, de plus en plus employé dans les hautes technologies, notamment dans la fabrication des microprocesseurs des ordinateurs, et même dans la médecine. Si son avenir semble tout tracé, découvrons son histoire.

L’or dans l’Antiquité

L’histoire de l’or a commencé dans l’Antiquité, plus précisément 7 000 ans avant Jésus Christ. L’or est alors sacralisé pour son caractère durable et inaltérable. Porté sous forme d’amulettes et de bijoux, il est ensuite utilisé pour façonner des objets religieux et autres idoles, comme ceux qui ont été répertoriés dans la nécropole de Varna en Bulgarie. Aussi, une grande partie de l’extraction aurifère de l’ancienne Egypte était consacrée aux objets funéraires des grands dignitaires du royaume. La principale source de l’or de ce temps était certainement les alluvions des ruisseaux. Les dépôts alluviaux étaient alors travaillés de manière très primitive par simple lavage à grande eau. Vers l’an 3 000 avant Jésus Christ, l’or est devenu un emblème de richesse et de rang social. D’ailleurs, le roi Crésus qui faisait partie des hommes les plus riches de cette époque disposait d’une importante quantité d’or. La Perse était alors un empire puissant et qui contrôlait les principales mines d’or du monde antique. Par la suite, vers l’an 500 avant Jésus Christ, Cyrus le Grand, aurait frappé la première monnaie en or. A partir de cette période, la frappe de la monnaie s’est répandue, d’abord en Grèce, puis dans le reste du monde antique. Les pièces de monnaie furent, par la suite, reconnues comme une invention révolutionnaire dans les échanges commerciaux.

L’or pendant le Moyen Age

Pendant la dernière partie du Vè siècle, les invasions barbares ont détruit la puissance de Rome et la plupart des dépôts d’or furent pillés. La chute de l’empire romain a été suivie par une crise politique et économique qui s’est étendue dans toute l’Europe. Cette crise économique, combinée à la continuité de la guerre a provoqué une réduction significative de l’exploitation minière. A ces grandes exploitations s’est substitué l’orpaillage. Moins productif et plus individuel, ce procédé d’exploitation fut utilisé pendant une grande partie du Moyen Age. La crise passée, les exploitations minières se développèrent de nouveau dans plusieurs régions du monde comme ce fut le cas pour la terre d’or de Wangara. Par ailleurs, on a également observé des progrès dans la technologie minière et dans les outils utilisés avec, en l’occurrence l’adoption des roues hydrauliques et des moulins à vent pour pomper l’eau des rivières et broyer le minerai. Cependant, les méthodes d’exploitation restent artisanales et les produtions modestes malgré l’utilisation des systèmes d’explosions de la roche. Ainsi, même si la monétarisation de l’or continue, la pénurie d’or met en place un ralentissement général de ce commerce. Pour pallier à ce manque accru de production, la période de conquête des zones aurifères de l’Afrique, puis de l’Amérique débutent alors.

L’or au XIXè siècle

Sur le continent américain, la ruée vers l’or prend de l’ampleur et contribe, en partie, à la conquête de l’Ouest ainsi qu’à la croissance démographique et économique de la région. L’une des principales axes de développement reste notamment Saint Francisco en Californie. Suite à cette expansion, jusqu’à ce jour, les Etats-Unis sont restés deuxième producteur d’or dans le monde. Après les accords de Bretton Woods en 1944, l’or a commencé à servir d’étalon de change. Ce procédé consiste à convertir toutes les monnaies en or. A cette époque, les dirigeants américains interdisaient aux particuliers de posséder de l’or qui devait être remis à l’Etat. En échange, un dépôt bancaire en dollars leur était offert, en pièces ou en billets de banque. En 1971, l’étalon-or est suspendu après la décision des Etats-Unis de ne plus convertir le dollar en or. Actuellement, la plus grande réserve d’or mondiale reste la Réserve Fédérale de New York. Au-delà de ses utilités financières, de plus en plus, l’or est utilisé dans d’autres domaines plus proches du grand public comme le sport, par exemple. Ainsi lors des compétitions, les plus méritants sont récompensés de leurs efforts par des médailles. Si jusqu’ici l’or a connu un front succès, il semble indéniable qu’il est encore voué à un brillant avenir, notamment avec les avancées technologiques actuelles.